Biodiversité et aménagement : cartographier les habitats forestiers pour une planification durable de la forêt boréale mixte

La valeur d’une forêt dépend de bien des choses, mais un facteur fondamental, souvent négligé, réside en la disponibilité des habitats forestiers. Sans eux, comment héberger des communautés d’espèces forestières suffisamment diversifiées et abondantes pour qu’elles puissent prospérer et faire prospérer la forêt?Les habitats forestiers tels que les dendromicrohabitats, habitats situés sur les arbres, le bois mort au sol et le bois mort sur pied, se définissent comme un ensemble de structures aux formes variées. Ils sont utilisés par la biodiversité forestière comme abris, gîtes, sites de reproduction ou de nourrissage. Chaque forme d’habitat possède des caractéristiques qui lui sont propres. Les dendromicrohabitats comme les cavités, fentes et autres champignons permettent ainsi à une multitude d’espèces forestières adaptées à leurs spécificités de réaliser leur cycle de vie. La biodiversité forestière dépendant du bois mort est aussi très sélective de la taille, forme ou décomposition des restes de branches ou du tronc qu’elle va occuper. Ensemble, ces habitats sont complémentaires et couvrent l’ensemble des compartiments forestiers utilisés par la biodiversité : du sol à la canopée, en passant par les troncs d’arbres. Leur diversité et leur abondance sont des indicateurs indirects révélant le potentiel d’accueil pour la biodiversité forestière.

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