Cartographier les champignons mycorhiziens pour mieux les protéger

Le 30 juin 2026, j’ai eu le plaisir de répondre, sur les ondes de Radio-Canada, dans l’émission Moteur de recherche, animée par Matthieu Dugal, à la question d’une auditrice qui se demandait : peut-on cartographier les champignons? Cette question faisait référence à une vidéo vue sur les réseaux sociaux présentant la première cartographie mondiale des champignons mycorhiziens. Je vous invite à me suivre dans ce texte pour découvrir comment il est possible de cartographier les champignons mycorhiziens, pourquoi le faire et en quoi ces cartes peuvent nous aider à mieux comprendre et à protéger ces organismes.Déjà, c’est quoi les champignons mycorhiziens?Entre 70 et 90 % des plantes terrestres forment des associations mutualistes à bénéfices réciproques avec des champignons qui vivent dans leurs racines et autour de ces dernières et leur donnent accès au sol. Ces champignons mycorhiziens (du grec myco- pour champignons, rhiza pour racines) développent de vastes réseaux de filaments qui constituent une véritable machine métabolique capable d’explorer le sol à la recherche de nutriments, comme le phosphore et l’azote, mais aussi d’eau. Bien sûr, cette collaboration ne vient pas gratuitement. Les nutriments captés par les champignons sont ensuite échangés avec les plantes qui, en retour, leur fournissent de l’énergie, sous forme notamment de sucres et de lipides produits à travers la photosynthèse.

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