DES ÉRABLIÈRES JUSQU’À CHIBOUGAMAU EN 2100?

Mon métier de jalonneur m’a amené à parcourir une grande partie du vaste territoire de l’Abitibi-Témiscamingue. Que ce soit à partir de Matagami en passant par le nord de La Sarre et naturellement par tous les cantons de Rouyn-Noranda, j’ai été en mesure de constater la richesse et la diversité de nos forêts.À la fin des années 1990, j’ai découvert au sud du mont Duprat, au nord de Rouyn-Noranda, le potentiel d’une possible érablière familiale. C’est alors que j’ai demandé au ministère des Ressources naturelles et des Forêts un permis afin de pouvoir développer une érablière. Quel étonnement de la part des responsables du Ministère : « Une érablière si près de Rouyn-Noranda? » Le potentiel était vraiment réel, car elle serait située dans un microclimat, protégée par la montagne du mont Duprat, suffisamment d’érables matures entaillables, avec une croissance importante de la relève, la situation en valait la peine. Un permis de location pour une érablière familiale m’a été accordé. J’y ai construit une cabane à sucre familiale où j’entaillais une centaine d’érables rouges pour produire plus ou moins 5 gallons de sirop qui servaient surtout à faire des journées familiales de tire à l’érable avec des crêpes, des œufs dans le sirop et des « réduits », mélange de gin et d’eau d’érable. Malheureusement, en 2002, j’ai dû quitter la région et le permis a été transféré à un autre propriétaire locateur.

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